Le tatouage, de nos jours

Le tatouage est très en vogue aujourd’hui. Il s’agit d’un véritable phénomène touchant toutes les catégories de personnes alors que pendant longtemps, cet acte était très mal vu. En effet, auparavant, le tatouage n’était réservé qu’à une minorité de personnes dont la plupart était jugée peu recommandable comme les taulards, les motards ou encore les marins. Grâce aux célébrités comme les sportifs, les chanteurs, les acteurs, etc., son image s’est nettement embellie ces dix dernières années jusqu’à devenir aujourd’hui l’acte le plus à la mode du moment. Cette démocratisation est-elle réellement une bonne chose ? Pourquoi le tatouage a pris une telle importance aujourd’hui ?

 


L’acte de se faire tatouer

L’acte de se faire tatouer

L’acte de se faire tatouer

Se faire tatouer est devenu un acte courant. Quelques chiffres attestent de l’ampleur que ce phénomène a pris ces dernières années. En effet, en 2010 par exemple, 10% des Français étaient tatoués dont 20% se trouvaient dans la tranche d’âge des 25-45 ans selon une enquête IPSOS. En 2013, le salon mondial du tatouage accueillait 15 000 visiteurs, chiffre qui a doublé en 2015 pour le même salon. S’il y a seulement 5 années il n’y avait qu’à peu près 2000 studios de tatouage ouverts, il y en a aujourd’hui plus de 4000 dont les affaires marchent plutôt bien. La plupart des tatoués d’aujourd’hui sont passés à l’acte pour des raisons esthétiques et pour suivre la tendance. Pour eux, se faire tatouer est un acte tout à fait normal, que l’on fait sans contraintes. Certains en sont même devenus accros en collectionnant les tatouages sur les parties de leur corps. Le fait est pourtant que la mode peut se démoder alors qu’un tatouage se garde à vie. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est nécessaire d’avoir une mûre réflexion avant de passer à l’acte car au-delà du beau motif que l’on veut se faire sur sa peau, il faut prendre en considération le fait qu’il faut en prendre soin ou qu’il faut éviter de regretter plus tard au risque de ne plus pouvoir s’en défaire, sans parler du fait qu’un tatouage n’est pas sans danger.

 

Les freins de se faire tatouer

Justement, un tatouage n’est pas nocif dans la mesure où l’aiguille transperçant la peau et injectant l’encre engendre une douleur atroce. Le pire c’est dans le cas où les outils utilisés ne sont pas stérilisés car il faut le savoir, il n’existe encore aucun diplôme officiel attestant le métier de tatoueur. Les amateurs courent donc les rues surtout à la vue de l’ampleur du phénomène en ce moment. Ensuite, avant de se faire tatouer, il y a toujours cette crainte de ne pas obtenir les résultats escomptés avec un motif raté. D’ailleurs, il n’est pas facile de trouver le bon tatoueur : les artistes de renoms sont trop onéreux et surbookés, et les charlatans courent les rues vu qu’il n’y a pas besoin de diplôme pour ouvrir un salon.  Outre ces freins, il y a aussi, qu’on le veuille ou non, le regard des autres, surtout de ses proches. Certes, le tatouage s’est démocratisé mais subsiste toujours le fait que l’acte soit incompris de certains à cause de son caractère permanent. De nombreuses entreprises, dans un souci de leur image, peinent aussi à embaucher les personnes tatouées même si aucune loi n’interdit le tatouage au travail. Bref, malgré la tendance et la grande libération du tatouage, il subsiste toujours quelques freins à cette pratique qui, il faut dire, possède un lourd passé derrière elle.

 

Les raisons de se faire tatouer

Les raisons de se faire tatouer

Les raisons de se faire tatouer

Le tatouage attire mais fait peur en même temps par son caractère indélébile et ses conséquences. Ce paradoxe est à se poser cette question : pourquoi se fait-on tatouer ? Il y a le côté esthétique et le fait que les célébrités adoptent le tatouage, ce qui donne aussi envie d’en avoir puisque ces personnes connues sont, qu’on le veuille ou non, des modèles pour la société. Mais au-delà de ce côté assez éphémère, on veut aussi se faire tatouer pour tourner la page et passer à une nouvelle vie, pour exprimer sa personnalité et ses valeurs, etc. Bref, on se tatoue surtout pour matérialiser son identité.

 


Ce qu’il faut savoir avant de se faire tatouer

Se faire tatouer doit comporter plusieurs étapes. Ainsi, avant l’acte à proprement parlé et après la décision ferme après mûre réflexion de passer le cap, il y a d’abord la rencontre client-artiste tatoueur. Le futur tatoué présente alors ses souhaits en montrant son dessin, en expliquant ses motivations, etc. puis de là sera établit un devis et s’ensuit la prise de rendez-vous. Le tatoueur, durant ce premier entretien, se charge d’informer le client sur les préparations à faire la veille et le jour J : éviter l’alcool, manger suffisamment, se préparer mentalement à la douleur, etc. Le jour J, le processus est enclenché et le tatoueur commence à reproduire le motif sur une feuille carbone en vue du transfert sur la peau. Des artistes tatoueurs qui ont l’expérience professionnel dessinent même à la main sur la peau du client surtout lorsqu’il s’agit d’un gros dessin. Lorsque le croquis se retrouve sur la peau, le client peut avoir un net aperçu de son futur tatouage. Il peut alors faire part à son tatoueur de son avis en vue de la suite des événements : rectifier le motif ou le rendre enfin permanent. Une fois le travail terminé, le tatoueur enduit de la crème sur la partie fraichement tatouée et l’entoure de cellophane pour le préserver des frottements. Les soins et l’hygiène sont très importants après un tatouage car la réussite du motif en dépend. Il faut donc suivre à la lettre les recommandations du professionnel. Un tatouage représente une grande responsabilité, et pour le tatoueur, et pour le tatoué. D’ailleurs, il faut avoir 18 ans au moins pour en avoir le droit et les mineurs de plus de 16 ans doivent avoir l’accord d’un tuteur légal. Il faut également savoir qu’il est interdit d’avoir un tatouage sur un grain de beauté ; par contre, sur une tache de rousseur, il n’existe aucune contrindication même si cela n’est pas vraiment recommandé. Sur les cicatrices, les tatoueurs le savent, l’encre risque de déglutiner, ce qui ne garantit pas la réussite du motif. Généralement, il faut laver son tatouage avec un savon au PH neutre 4 fois dans la journée et y appliquer à chaque fois une crème cicatrisante.

 

Se faire détatouer


On dit que le tatouage est indélébile mais grâce à l’évolution dans le domaine de la science, on peut tout de même procéder à un détatouage lorsqu’on souhaite vraiment se débarrasser d’un motif devenu indésirable. Seul un dermatologue est habilité à le faire en utilisant plusieurs méthodes dont la plus courante et la plus sûre et l’usage du laser. Ce dernier explose l’encre qui constitue le motif dans la peau via une onde de choc sous l’action électromagnétique. Les poussières d’encre seront alors éliminées par la peau de manière naturelle. Pour faire disparaitre un motif de tatouage, il faut plusieurs séances de détatouages variant selon la taille du motif. Le prix des séances n’est pas donné à tout le monde. Après une séance de détatouage, il ne faut porter que des vêtements 100% coton. Généralement, le dermatologue conseillera une crème à mettre régulièrement. L’exposition au soleil de la zone détatouée est interdite durant la période de cicatrisation tout comme après un tatouage. D’ailleurs, il est possible de se faire tatouer à nouveau sur la partie détatouée mais il faut attendre six mois après la dernière séance. Pour ceux qui ne veulent pas passer par l’étape du détatouage, il y a aussi le « cover » qui consiste à camoufler un tatouage qu’on n’aime pas par un autre qu’on préfère mais il va alors falloir choisir un motif plus grand et plus couvrant. Beaucoup de tatoueurs se spécialisent là-dessus et font un excellent travail.

 

Conclusion

Le tatouage, de nos jours, a énormément évolué, tant sur la technique que sur les motifs en vogue mais surtout au niveau de l’image. Bien qu’il revêt toujours ce caractère indélébile qui effraye au début, il est quand même désormais possible de se débarrasser d’un motif devenu embarrassant. Il n’en est pas moins que cet acte ne doit pas être pris à la légère.

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